Les Francs Saliens

Ces barbares qui à partir du Nord,

créeront un empire



Tournai, une ville d'importance capitale

Car elle sera la première du royaume des Francs, le tumulus et le trésor de Childéric en sont les témoins.

Gouverneur aux yeux de l'Empire, il est bien roi de son peuple, les Francs prendront le contrôle de bien plus que le territoire dirigé à ses débuts.

Une brève description :

Les Francs saliens contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne sont pas à l’origine de la France, mais plutôt du nom de la France car les frontières changent au fil du temps, que ce soit par les conquêtes ou choix politiques.

Même si ceux-ci ont laissé leurs noms à l’actuelle France, il est plus qu’évident que ce peuple venu des berges du nord de la Germanie, ne sont pas arrivés en Gaule romaine en tant qu’envahisseurs, mais bel et bien comme des colons plus où moins pacifiques avec des lois (lois saliques) des coutumes,une langue, une mode.

Ils profiteront certe du déclin de Rome qui vers le quatrième siècle faute de mains d’œuvres gratuites (les esclaves) doit demander plus d'impôts, les lois romaines étaient simples (pas de paie d’impôts punis de mort) mais pour ne pas dépeupler plus encore, les sévices corporelles étaient préférés (lois qui seront gardées en application sous l’inquisition).

Donc voilà dans ce tumulte, un peuple riche qui n’impose pas de religion, qui apprend le latin pour tout ce qui est commercial et administratif (on parle francique à la maison) et surtout qui ne demande pas d’impôts !

Ce peuple veut des terres cultivables et les obtiennent par accord avec le pouvoir romain, s’installe et se mélange aux autochtones.

Ces Germains qui étaient implantés à l'embouchure du Rhin dans l'actuel Pays-Bas, ils sont cités pour la première fois par les auteurs romains en 358 mais sans que l'on précise leur origine.

Maximien, général nommé par Dioclétien, lançant une campagne contre les Francs, et oblige Gennobaud, “roi des Francs sur les rives de l'Océan”, à se soumettre. Maximien installe ces Francs en Toxandrie, à l'embouchure du Rhin derrière le limes (prononcé [li.mɛs]), sous le statut de Lètes.

Pourquoi Saliens ?

Les Saliens sont donc soumis à l’autorité impériale. Il semble qu'ils aient exceptionnellement bien accepté leur statut, pourtant peu glorieux du point de vue romain. Protégés par la paix romaine, ils vont s'y multiplier et glisser à l'ouest le long de la mer du Nord dans les Flandres, lieux peuplés à l’origine par les Gallo-romains des anciennes tribus (Ménapiens et Nerviens) où ils produisent du sel comme le font également les Ambiens (en latin salinatores, d'où probablement l'origine de leur nom “Saliens” au nom actuel de salinier) région qu'un territoire lacustre donnant l’accès au sel appelé salze ou Salz en Germain, et Francs qui signifierait, hardis, fiers, intrépides. Être franc ou franche désigne toujours quelqu'un qui n'a pas peur.

Le sel par évaporation

Utiliser le feu pour l'évaporation partout au-dessus de la Loire, dans le Nord de la France déjà à l'époque gauloise, on peut voir une reconstitution expérimentale qui prit pour modèle le fourneau à grille, découvert à Pont-Rémy dans la Somme.

Voir vidéo https://www.inrap.fr/dossiers/Archeologie-du-Sel/Ecouter-Voir/Ecouter-Voir#.X0OCCsgzbIU

Source : Durée : 9'28'' Réalisateur : Fleur Martinsse, Anne Richard © Inrap, Tournez S'il Vous Plait, 2014

Images en rapport avec la production de sel gaulois par évaporation au feu de bois

La genèse des Francs

235 l'Empire entre dans l'anarchie et la guerre civile, alors que les rivaux pour le trône impérial s'affrontent les frontières de l'Empire sont négligées.

Les tribus germaniques profitant du chaos pour relancer des raids sur la Gaule à l'est, l'Empire sassanide cherche à s'étendre aux dépens de l’Empire romain.

C'est à cette époque que les Francs apparaissent dans l'histoire ils sont mentionnés pour la première fois par le biographe de l'empereur Aurélien à l'occasion d'un fait d'armes qui a lieu en 241 dans les environs de Mayence.

Aurélien alors tribun de la sixième légion triomphe des Francs qui ont envahi la région, il en tue 700 et fait 300 prisonniers, contrairement à d'autres barbares, ils n'ont pas d'histoire de plusieurs siècles, ils ne viennent pas de contrées lointaines, les Francs sont en réalité ce qu'il reste de peuples plus anciens vaincus et massacrés par Rome.

Ces tribus décimées se rassemblent principalement en deux endroits, d'une part dans la région du bas Rhin entre Xanten et Mimègue, ces Francs fusionnent avec les Bataves et autres autochtones.

254 la Rhénanie et la Gaule sont victimes des raids des Francs ils atteignent même la méditerranée, Tarragone est saccagée en 258 et de là ils poursuivent leur dévastation jusqu'aux côtes Africaines.

Les cités de Cologne, Mayence et Trève, sont des points de résistance mais néanmoins deux voies romaines permettent aux Francs de pénétrer en Gaule il s'agit de la voie Cologne, Bavay, Boulogne, et de la voie Cologne, Trève.

L'empereur Probus qui remporte deux nettes victoires sur les envahisseurs de 277 à 279 commence à intégrer des Francs dans l'armée romaine et pendant cette période les terres dévastées de la gaule du nord sont repeuplées avec des prisonniers de guerre.

On installe également des Francs soumis à Rome dans plusieurs cités comme Amiens et Beauvais, cette période est fondamentale car on assiste à la première vague de la migration des Francs.

Avec l'accession de Dioclétien en 285 la période d'anarchie militaire prend fin, pour faciliter la gestion de l'Empire il entreprend plusieurs réformes dont une réorganisation territoriale des provinces, la Gaule Belgique est divisée en plusieurs parties, dont la Belgique premières et la Belgique secondes.

Au quatrième siècle malgré la politique d'intégration les Francs continuent de mener leurs attaques, après la bataille du pont Milvius en 312 et sa victoire sur Maxence, Constantin doit revenir rapidement en Germanie inférieure, la victoire qu'il remporte sur les Francs est suivie d'une paix qui dure plusieurs dizaines d'années.

Profitant de la faiblesse de l'empire les Francs reprennent les armes avec semble-t-il un certain succès, en effet après les combats qui les opposent à l'empereur Julien les Francs s'installent sur un territoire qu'ils occupaient déjà "la Toxandrie" de là ils colonisent la Campine le nord de la Belgique et les côtes de la mer du nord.

S'y côtoient des Saxons mais aussi des Francs installés en Ménapie (territoire au nord de la Lys et de l'Escaut) depuis la première vague de migration des années 280, c'est cette deuxième vague de migration qui marque de manière définitive la germanisation de cette partie de l’Europe, les Francs qui s'installent alors dans la région ont un statut particulier, ils font visiblement acte de reddition mais ne sont pas déportés, comme la plupart des peuples qui se rendent.

Carausius, empereur en Bretagne insulaire, s'allie en 286 aux Francs afin qu'ils gardent l'embouchure du Rhin et qu'ils empêchent l'empereur légitime, Dioclétien, de lancer une flotte contre la Bretagne.

Ils apportent un soutien militaire à l'empereur Julien au cours des années 358 et 359, ces alliés de Rome assurent la liberté de commerce sur les bouches du Rhin.

En 370 ils repoussent une attaque des Saxons à Diessen et en réalité il apparaît déjà une différence entre les Francs (Saliens) de la rive gauche du Rhin fidèle à Rome et ceux restés sur la rive droite (les Francs rhénans) qui se montrent plus agressifs.

Les deux groupes Francs restent alliés de Rome. Les relations entre les Francs rhénans et Rome se dégradent nettement à partir de 411,chacun ayant choisi de soutenir un prétendant au pouvoir.

En 413 et en 423 à 426 ces Francs rhénans se jettent sur Trève et s'emparent également de Mayence et de Cologne.

En 428 Aétius alors généralissime de l'armée de l'empire d'occident, récupère Trève mais il est contraint de négocier l'abandon de Cologne et de Mayence.

De 432 à 435, la gaule est menacée de toutes parts les Francs rhénans s'attaquent de nouveau à Trèves, poussés par les Huns, les Burgondes tentent d'envahir la Belgique première au sud-ouest et les Wisigoths représentent une menace et Aétius est débordé, depuis un lieu appelé Dispargum castrum avec Duysbourg, près de Tervueren a 6 kilomètres de Bruxelles, un groupe de Francs s’empare des cités de Tournai puis de Cambrai.

Il s'ensuit un vaste mouvement migratoire depuis la Toxandrie, les Francs de Clodion remontent le cours de l'Escaut puis arrivent dans la vallée de la Somme coupant ainsi les communications entre la Manche et le Rhin.

En 448 ils subissent un échec militaire, Aétius les attaque par surprise lors de la célébration d'une noce, après cette confrontation Aétius traite avec les Francs saliens qui restent maîtres de tout le territoire, en échange d'un soutien à Rome, sous leur règne de Clodion les Francs saliens passent d'un peuple en migration à une nation qui s'établit le long du rivage de la mer du nord depuis l'embouchure du Rhin jusqu'à la baie de la Somme et s'étend à l'intérieur des terres au sud jusqu’à Charleville-Mézières, il faut garder à l’esprit que la forêt charbonnière qui remonte de cette région vers Bruxelles forme une frontière définie en commun accord entre les parties (à savoir que cette forêt est malgré tout déjà traversée par les voies de communications existantes, ce qui ne la rend pas infranchissable), ce royaume servira de base au royaume de Clovis.

La carte de la région comprenant la Belgique actuelle, les Pays-bas, le nord de la France et le nord-ouest de l'Allemagne montre l’implantation des francs saliens vers 400 et leur déplacement vers 450.

Sur la carte suivante nous pouvons voir quelles sont les limites administratives romaines (les curies) qui seront par la suite reprisent comme zones chrétiennes (les évêques partageant le terrain avec les comtes romains).

Rome installe donc ces Francs "Saliens" dans les régions de ces mêmes contrées, les frontières des diocèses restent quasi identiques au fil des siècles.

Les langues et dialectes Francs et latins

La rive droite de la Lys et en particulier à partir des régions de Tournai et de Cambrai, les Francs y rencontrent une population gallo-romaine d’origine Nervienne, dans les régions situées au nord c'est un peuple d'origine Ménapienne, c'est là que se forme la frontière entre les dialectes, une frontière linguistique qui demeure presque inchangée aujourd'hui (Francophone et Néerlandais ou Allemand) la carte des communautés linguistiques de Belgique en est un bon exemple.

Revenons sur la langue parlée par les Francs saliens qui est plus germanique que latine, toutefois la langue qui sera parlée dans les rues ou pour le commerce restera le latin compris de tous. On peut imaginer que le Francique soit comme le patois, devenu un dialecte qui se transformera au fil du temps ou se perdra pour le français quand les Francs se rapprocheront de l'église et la langue romane qui lui même n'est pas parlée de la même manière de nos jours (selon les villes et villages, les patois diffèrent), au nord de cette limite le francique reste et ce transforme de la même manière pour aboutir au néerlandais et flamand actuel, a l'ouest ce sera les dialectes Francs rhénans qui deviendrons les germanophone (Très proche du néerlandais et de l'anglais).

Les Francs ne donnent donc pas la langue française directement mais sera mélangée par le temps avec le roman et le vieux français.

Clodion qui est d'une importance capitale sera le patriarche des futurs rois Francs (Mérovée et Childéric), avec les énormes bouleversements humains et politiques qui ont lieu au milieu du cinquième siècle, car ce sont alors les Huns qui à présent dessinent les cartes de l’Europe.

Au nord-est en longeant la frontière du royaume des Francs saliens nous sommes sur les cartes de la Manche dans le début du cinquième siècle. Des Saxons y créent des colonies, l'empereur Constant qui dans la région doit faire face aux "bagaudes" et aux attaques des pirates, il peut compter sur le soutien de ses colons Saxons.

La ville de Paris, dirigée par une femme qui exerce sur ses citoyens une autorité tant administrative que religieuse. La future sainte Geneviève, catholique et de haut rang. Celle-ci sera connue pour avoir convaincu les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns, ces derniers préfèrent contourner la ville.

Elle reviendra plus tard dans l'histoire des Francs.

A l'est les Francs rhénans sont soumis à l'autorité des Huns même s'ils n'ont jamais eu à les combattre.

C'est l'état romain qui compte en 450, c'est bien lui qui sera le dernier à la veille du grand choc avec les Huns, les Francs saliens occupants le nord de la Belgique seconde cette province créée en 297 par Dioclétien ayant Reims comme capitale, mais la ville n'est pas soumise à l'autorité des Francs au contraire de Cambrai et surtout de Tournai.

Côté Francs constituant un peuple mais plusieurs entités regroupées autour du plus puissant de leur seigneur de guerre.

Attila franchi le Rhin en 451 et a pour but d'attaquer les Wisigoths afin de priver Rome de ces précieux alliés.

Ils passent par Verdun, ravagent, Reims et se dirigent vers Troie et Sens par la voie romaine, Attila veut s'emparer d’Orléans et franchir la Loire, cette cité sur le fleuve est la clé de l'Aquitaine.

Les troupes d'Attila, avec les Ostrogoths, Alamans, Gépides, Hérules, Skires, Ruges, Pannoniens, Akatzires, Gélons, Taïfales, Sarmates, Thuringes, Francs ripuaires, alors que l’armée d’Aétius comprend les légions romaines, les Wisigoths, Alains, Sarmates, Saxons, Bretons et Francs saliens.

Les Huns entament alors une retraite jusqu'aux champs Catalauniques dont nous savons sans plus grande précision qu'il se situe dans le sud de la champagne actuelle.

La victoire totale est acquise par l’armée d'Aetius.

Aétius permet aux Huns de se retirer en bon ordre estimant probablement qu'ils auraient encore besoin le cas échéant de ces redoutables mercenaires, aux wisigoths et aux Francs, le généralissime conseille de rejoindre leur pays au plus vite pour régler des problèmes de succession ou pour ne pas se voir usurper le pouvoir par des factions rivales.

Childéric après la défaite des Huns, nous le retrouvons en Thuringe, il reste huit années et c'est capital pour la suite de notre récit car l'intérim est assuré par Aétius et lorsque Childéric réapparaît à Tournai comme roi des Francs saliens en 457 il continue à collaborer de manière enthousiaste avec Aétius qui lui permet même de s'imposer sur d'autres rois Francs notamment ceux de Cambrai, à cette époque la Gaule est en pleine guerre civile, Wisigoths, Francs saliens et Burgondes s'y disputent les lambeaux de l'Empire.

Il est important de savoir que la plupart de ces barbares exceptés les Francs saliens se christianisent peu à peu.

Aétius a été assassiné son successeur Recimer qui fait et défait des empereurs fantoches accélère le mouvement de déclin de l'Empire durant le règne de Childéric.

Les wisigoths et les Burgondes progressent au détriment de l'Empire romain d'occident, les Wisigoths en particulier assurent leur suprématie sur l'occident et sur l'accès à la méditerranée toutefois à Orléans Childéric et Ægidius parviennent à stopper les wisigoths qui tentent d'envahir le nord de la Gaule.

A la mort d'Ægidius Childéric continue à défendre la Gaule aidé d'un certain Comte romain Paul, ensemble ils défendent Angers contre les Saxons, Paul y trouve la mort mais Childéric poursuit la guerre contre les Saxons dans les villes de la Basse-Loire, son but étant d'éliminer tout peuplement Saxons dans la région, Childéric et son peuple défend la frontière de la Loire de manière acharnée, mais parallèlement le roi Francs doit abandonner le contrôle de la région a Syagrius le fils d'Ægidius qui vient d'atteindre l'âge de lui succéder aux yeux de Rome.

Syagrius est le supérieur hiérarchique de Childéric. Les deux hommes collaborent et avec eux c'est l'autorité de Rome qui résistent en Gaule, mais cette alliance peut-elle durer politiquement idéologiquement car tout les oppose.

Childéric le roi païen pense que le salut de la romanité passe par l'autorité de l'église catholique, les Wisigoths païens, un Arien et un païen deux visions opposées pour le salut de Rome, cette opposition entre les deux parties romaines se cristallise sur la ville de Paris sous l'autorité de Geneviève.

Si il n'est pas encore question de bataille rangée avec Syagrius, les deux partis fourbissent leurs armes en 476.

Childéric entreprend le blocus de la ville la même année, Odoacre destitue Romulus Augustule dans l'indifférence générale grâce à la future sainte, Paris résiste et la situation est en réalité paradoxale car Geneviève est en tout point de vue plus proche de ce roi qui tient sa ville en otage que de Syagrius qui a la légitimité politique sur le territoire dans Paris assiégé.

Une femme est l'arbitre du devenir de Rome, Geneviève la catholique qui ne peut se rallier ni aux Wisigoths ni Syagrius, aux Ariens, elle préfère encore Childéric le païen, le roi Francs ne voit pas la fin du blocus de Paris.

Childéric meurt en 481, il est inhumé dans sa capitale Tournai, sa tombe est celle d'un roi puissant, de l'or des bijoux, des armes et 22 jeunes chevaux de guerre sacrifiés pour lui permettre de chevaucher au Walhalla, le nombre est impressionnant, mais c'est aussi la tombe d'un haut fonctionnaire romain comme le prouve entre autre cette anneau sigillaire , aux actes officiels, un jeune homme de 15 ans est au premier rang, Clovis.

Réflexion sur la "Loi salique" et les habitants

Ce n'est bien sûr qu'une hypothèse mais elle est plutôt logique, la voici détaillée :

Cette loi est écrite en latin mais pour quelle raison ? parce que la plupart des textes de cette époque sont écrits en latin comme nous le ferions actuellement avec l'anglais, la langue commerciale et internationale actuelle, le latin étant compris depuis plusieurs siècles par les commerçants et les habitants ainsi que les notables, c'est donc la langue qui sera comprise par le plus grand nombre. De plus, les Francs sont toujours sous domination romaine, alors en bons tacticiens, ils rédigent en latin vers 500 cette loi qui est pourtant déjà connue des Francs germains mais qui sera adoptée peu à peu par les avantages qu'elle propose.

Les Antrustions

Une garde rapprochée au roi (Chef de guerre) qui est choisi parmi les hommes de confiance " la Truste le mot est toujours utilisé pour désigner un groupe de confiance en Anglais et Allemand", cette garde était déjà présente avant la romanisation et en faire partie est un honneur qui est accessible seulement aux Francs, un anneau d'or est offert par le roi qui devient un seigneur des anneaux, cet anneau est serti sur le pommeau de l'épée des hommes de la garde. Les Gallo-romains qui deviennent francs peuvent donc bénéficier des avantages, ce qui fera grossir les rangs, les familles plus simple ont alors aussi les bienfaits de ces règlements. Ci-dessous l'image de costumes et armements Francs.


Transformations des coutumes

Les dirigeants Francs veulent ainsi faire connaître leurs lois de tous alors que s’ils avaient écrit cela dans une langue germanique elle n'aurait pas été comprise. Cela est d'une importance capitale, la loi salique permet d'être mieux protégés que la loi romaine, et de ce fait les Francs proposent aux habitants des régions qu’ils annexent la possibilité d'être mieux protégés et donc de grossir les rangs du peuple Francs.

En effet le peuple Francs n'est pas très nombreux à la base, ils se regroupent autour d'un chef militaire et politique qui va peu à peu fédérer les populations par un deuxième âtres non moins important, l’exonérations de taxes. À cette époque l'empire à de nombreuses difficultés financières et les taxes sont mal vécues par les Gallo-romains qui deviendront plus facilement des Francs grâce à ces 2 intérêts non négligeables.

Nous sommes alors dans une logique politico-commerciale que l'on peut Identifier à Monaco ou à Andorre. Être Francs c'est comme devenir américain aux États-Unis, c'est le rêve américain de l'époque. Les noms des personnes se germanisent non pas parce que des germains se sont déplacés en masse des côtes du Nord de l'Allemagne, mais tout simplement parce que l'effet de mode donne aux gallo-romains l'envie de devenir froids et de le montrer en changeant de nom. Nous avons actuellement des "Kevyn"et des "Kelly" alors que nous sommes francophones. C'est la mode qui nous les ont apporté par la télévision, le commerce, mais principalement des pays anglo-saxons.

La mode vestimentaire

Les vêtements vont êtres eux même un moyen de se démarquer, des tenues et des bijoux font alors la différence visuelle.

Toutes les périodes ont eu ce genre de succès, on veut pour preuve les noms à consonance romaine alors que les Gallo-romains sont des celtes qui ont été conquis. On trouve alors des Gallo-romains avec des noms plus Romains que Gaulois, c'est la même chose pour les Francs.

Certains historiens pourraient faire remarquer l'absence de francisques (armes de jet) dans les tombes avant le sixième siècle, de ce fait l'on pourrait penser que les habitants de la région où les Francs saliens qui sont installés ne se sentent pas réellement Francs car il faut du temps pour se sentir appartenir à une ethnie.

Que ce soit le langage, les noms et prénoms, les vêtements, les modes sont généralement des influences.

Les infrastructures et aménagement du territoire

Les Gaulois étaient déjà les architectes de la transformation du territoire, les villes et villages ainsi que les champs et pâturages ou les forêts, carrières de pierres et de métaux selon les régions, les Romains et par la suite les Francs saliens ne feront que reprendre les lieux et bâtiments déjà existants. Ci-dessous en image une ferme Gallo-romaine.

Liste des Rois

Vers 411 - Vers 420 :

Théodomir (cité par Grégoire de Tours). Cependant, Karl Ferdinand Werner et Christian Settipani le considèrent comme un rhénan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odomir

Vers 420 - Vers 448 :

Clodion le Chevelu, roi des Francs saliens (cité par Sidoine Apollinaire et Grégoire de Tours)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clodion_le_Chevelu

Vers 448 - Vers 457 :

Mérovée, roi de Tournai (cité par Grégoire de Tours)

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9rov%C3%A9e

457-481 :

Childéric Ier, roi de Tournai (cité par Grégoire de Tours)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Child%C3%A9ric_Ier

Vers 470-491 :

Ragnacaire, roi de Cambrai, et ses frères Richomer et Richer

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ragnacaire

Vers 480-491 :

Cararic, peut-être roi de Tongres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cararic_(roi_des_Francs)

481-511 :

Clovis Ier, roi de tous les Francs

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clovis_Ier

511-561 :

Clotaire Ier, roi de Soissons, puis de tous les Francs

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clotaire_Ier

561-584 :

Chilpéric Ier, roi de Neustrie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chilp%C3%A9ric_Ier_(roi_des_Francs)

584-629 :

Clotaire II, roi de Neustrie, puis de tous les Francs.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clotaire_II

Après Clotaire II, on ne parle plus de royaume des Francs saliens. Il fait désormais partie des royaumes de Neustrie et Austrasie avec l'ancien royaume des Francs Rhénans.

Article écrit par :Gérard GodmontFrançoise De Voeght